Journée d’étude. Changer d’échelle en Europe

La journée d’études Changer d’échelle en Europe : moocs, smoocs et pratiques collaboratives organisée par Eco et Mesdames Divina Frau-Meigs et Claudine Mühlstein-Joliette m’intéressait particulièrement. En effet, l’un des obstacles souvent mentionné pour les parcours e learning ou Mooc, c’est l’abandon, la non complétion d’un parcours par les apprenants. Les Moocs étant particulièrement touchés par ces taux d’abandon, je souhaitais profiter de ces retours d’expérience, en espérant pouvoir m’en servir pour les projets que j’ai le plaisir d’accompagner. J’étais également très preneuse d’une forme de classe virtuelle dans mon parcours, entendre des professionnels m’a remotivée après plusieurs semaines à lire des polycopiés et, je dois le dire, peiner sur des devoirs plus ou moins techniques. Cette remotivation vient notamment de l’intervention du président de mon université, M Carle Bonnafous Murat : quelle chance aujourd’hui d’avoir le elearning pour répondre plus vite aux enjeux de la formation continue et pour se former tout au long de sa vie (si seulement ces Moocs avaient existé dès 2001, mon expatriation en aurait été radicalement changée), mais aussi quel challenge. Parmi ces challenges, la technique, évoquée par Luiggi Sansonetti, est le premier auquel je me suis heurtée dans mon cadre professionnel : toutes les formations ne s’adaptent pas forcément bien aux solutions techniques existantes (Moodle pour prendre un exemple), notamment les formations qui s’attaquent aux savoir être et aux changement de comportement. On sait aujourd’hui que la motivation des apprenants passe par des outils collaboratifs. Mais en choisir un ou même plusieurs peut exclure (cas de cette apprenante qui refuse de se créer un nouveau compte – mon cas également vis à vis de Google +), choix de la langue dans les parcours internationaux. Comme l’a très bien relevé Carole Helpiquet, du CLEMI, ces technologies sont à la fois fantastiques et usantes : il faut s’adapter sans cesse. Sans compter la fragmentation des informations : pour notre Master, outre la plateforme icampus elle-même, les Aigémiens sont très actifs sur Facebook, je sais qu’il y a un groupe actif Google +, le Trello est devenu ma base pour savoir quel devoir rendre et quand, sans compter les emails que nous nous échangeons sans cesse. Donc comment animer les communautés ? Une fois les outils choisis, les e éclaireurs ont pour rôle de répondre aux questions techniques et pédagogiques des apprenants, animer les discussions, les relancer, ouvrir des pistes de réflexions, fédérer… Comme l’a alors mentionné une participante, l’oral est important pour créer ce sentiment d’appartenance nécessaire à l’engagement de l’apprenant dans la communauté. La clarté des messages est aussi cruciale, par ce que l’on a affaire justement à des technologies qui changent vite, que le contact physique est un besoin humain (des rencontres physiques ont été organisées par des participants de FUN) : il s’agit donc d’être très clair et de produire une « image mentale ». Puis de favoriser les travaux de groupe. Voici quelques pistes et il y en a certainement d’autres, mais ce sont celles qui, d’un point de vue apprenante, me parlent beaucoup.

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